Historique de la plaque des classes 52/62 par François Ravassard
HISTORIQUE DE LA PLAQUE DES CLASSES 52 ET 62 RECONNAISSANTES ;
C’est le lundi soir de la fête des conscrits de 1972 , qu’a eu lieu la première cérémonie devant les vespasiennes de la place Claude Bernard, situées alors non loin de la brasserie. Ce soir là il n'y avait pas de plaque mais seulement un souvenir griffonné sur un carton retourné, et qui fût dévoilé sous de chaleureux applaudissements…..Il faut dire que les classes 52 et 62 étaient au complet en attendant l’arrivée des 20 ans et du cercueil de la classe.
Les honneurs étaient rendus par les deux drapeaux, et nos clairons de service pour les sonneries d’usage. Mais de quoi s’agissait-il ?
Grand maître de la cérémonie Gilbert VALLAT (Classe 52) nous conta la mésaventure d’un conscrit Charles DUCROUX, qui devint gérant du magasin d’
Electro ménager TV, rue nationale sous la marque Ducretet Thomson, et ce lors de la fête de 1962…..Pris d’une envie préssente de grosse commission, il s’en alla aux toilettes et s’enferma normalement dans l’un des cabinets pour satisfaire ses besoins, mais pris par la fatigue, et aussi parait il par une consommation un peu excessive de boissons alcoolisées , le malheureux Charles bascula sur les WC turcs,pantalon baissé, et le dos au mur il s’endormit tranquillement….
Les 20 Ans arrivèrent, brulèrent le cerceuil, et les conscrits de la 52 se retrouvèrent au Café de l’Union ….dans une joyeuse ambiance…..
Et ce n’est que vers minuit que l’on s’inquiéta de ne point voir Charles, et les recherches nous amenèrent vers les pissotières d’où provenait des ronflements plus que sonores…..Et l’on défonça la porte et l’on récupéra le conscrit en le tirant de sa fâcheuse posture.
En dix ans il se passa bien des transformations en notre cité et particulièrement place Claude Bernard. Les vieilles vespasiennes furent démolies, et un nouvel édifice fut mis en place près de la rue Roncevaux.
1982 fut donc l’année de l’inauguration de la plaque sur l’édicule, avec lever des couleurs sonneries d’usage, et discours imagé de Gilbert Vallat , ceint pour l’occasion d’une écharpe tricolore, et l’on peut se souvenir de cette phrase relative aux installations de lieux d’aisance payants : «Tant que nous serons là, les classes 52 et 62, DECAUX ne passera pas ». Mais une chose était sauvée, comme dans les anciennes vespasiennes, le nouvel édifice offrait six places pour que les conscrits puissent se soulager la vessie en groupe….. !!!!!!
Chaque décennie en «2» nous avons rendu hommage à cette plaque et à ces conscrits, mais en 2010 nous avons perdu notre possibilité de tir groupé, car dans le tout nouvel édifice qui porte notre plaque, il n’est pas question d’aller pisser à six….ou alors…. Et gare au couillon qui fermerait la porte avec un ou plusieurs copains à l’intérieur, ils seront bons pour la douche du nettoyage automatique…… C’est beau le progrès… !!!!!
Mais gardons le souvenir de cette belle histoire de conscrits , que j’avais à l’époque expliqué dans Le Progrès où j’étais pigiste.
Un conscrit de la 62.
François RAVASSARD